Ce recours est létape ultime qui fait suite à de nombreuses années de refus du Gouvernement et de ses organismes responsables de rendre accessibles ces services à tous nos enfants, malgré une connaissance manifeste que ces services sont appropriés, scientifiquement validés et économiquement rentables. Depuis des années, nous nous sommes heurtés à lindifférence et à linertie du Gouvernement.
En 1981, Le Ministère des affaires sociales, par sa direction en santé mentale émettait un AVIS sur lautisme et autres psychopathologies de lenfance, dans lequel il reconnaissait la pertinence des approches béhaviorales.
En 1989, la Société québécoise de l'autisme réclamait au Ministère de la santé et des services sociaux un centre en expertise dont les approches béhaviorales et lenseignement structuré y seraient développées. Ce projet émanait dun travail du Conseil Régional des services sociaux de Montréal.
Enfin en 1991, le Ministère de la Santé et décidait de former un comité en vue de létude et lévaluation des services en autisme.
Le 15 octobre l996, après 5 longues années de travail concerté, le MSSS publiait le " Guide dévaluation et dorganisation des services aux personnes autistes, à leur famille et à leurs proches.
" Les services de stimulation précoce ont une grande influence sur le développement des capacités de lenfant autiste et ils sont indispensables à son intégration à la communauté. Les services de stimulation précoce sont donc prioritaires " p. 15
Le 25 mai 2000, à lAssemblée Nationale, Madame Marois disait alors avoir débloqué des budgets spécifiques aux jeunes enfants. Quen est-il dans les faits? Au Saguenay-Lac-St-Jean, par exemple, des 85,000$ reçus de ces budgets, 0$ sera affecté à la stimulation précoce.
Le 6 octobre dernier, une rencontre entre la SQA et les fonctionnaires du MSSS avait lieu. Les fonctionnaires nous informaient quils allaient prendre en main le dossier des services en autisme et quau cours des 3 prochaines années, ils sattarderaient à faire un suivi au Guide publié en 1996. Évidemment, la stimulation précoce demeure toujours une priorité.
Le 1er novembre 2000, une mère nous communiquait la réponse quelle a reçue à une plainte quelle avait formulée au Protecteur du Citoyen. Après enquête, le Protecteur du citoyen avait avisé la Ministre Marois quil y avait urgence à intervenir tôt auprès de ces enfants et soulignait la disparité des services offerts dans les différentes régions. Il concluait que le sous-Ministre, M. Pierre Michaud refusait de sengager davantage afin de donner une priorité à lautisme.
Voilà donc le constat dune solution sans issue qui mène aujourdhui les familles à intenter des procédures judiciaires afin de faire respecter les droits de leur enfant.