Du protecteur du citoyen à un parent

 

Québec, le 1er novembre 2000

 

Mme xxxxxxx

 

 

OBJET: ---Votre plainte concernant le manque de ressources
-------------pour votre fils et les enfants autistes du Québec
-------------N/Réf. XX-XXXXX

Madame,

La présente vise à vous informer des démarches qui ont été entreprises par le Protecteur du citoyen à la suite de votre plainte et des résultats de ses intreventions.  

L'enquête menée à la suite de l'analyse des plaintes de parents d'enfants autistes ou dysphasiques, auxquelles la vôtre a été jointe, a donné lieu à des interventions auprès de différentes régies régionales. Le Protecteur du citoyen a constaté un important manque de ressources dans les centres de réadaptation, de même qu'une inégalité d'accès aux services d'une région à l'autre. Les intervenants du milieu sont souvent démunis devant les besoins et laissés à eux-mêmes dans les approches thérapeutiques à privilégier.  

Le 14 décembre 1999, le Protecteur du citoyen s'est adressé à la ministre de la Santé et des Services sociaux, madame Pauline Marrois, pour l'informer des plaintes reçues de même que des constats résultant de ses échanges avec les établissements, les régies régionales et les fonctionnaires de son ministère. Le protecteur du citoyen a fait valoir l'importance et l'urgence d'intervention tôt auprès de ces enfants et a aussi souligné la disparité dans l'organisation des services offerts dans les différentes régions. Certaines ont des plans de services mieux organisés et y consacrent plus d'argent que d'autres.  

Le 17 octobre dernier, le sous-ministre adjoint, monsieur Pierre Michaud, a confirmé au Protecteur du citoyen qu'il y a des disparités régionales dans l'accès aux services et que les enfants autistes qui atteignent l'âge scolaire ne peuvent bénéficier d'une intervention comportementale intensive. Les interventions alors offertes à ces enfants par les centres de réadaptation sont de une heure et demie aux deux ou trois semaines.  

Quand au choix des approches cliniques appropriées, le ministère considère que cette responsabilité appartient aux régies régionales et à leurs partenaires.  

Par ailleurs, monsieur Michaud précise que le ministère a versé cette année des sommes additionnelles aux régies régionales pour le développement de services appropriés et que ce budget est toujours affecté au secteur de la déficience intellectuelle. Toutefois, il ajoute avoir demandé aux régies régionales de porter une attention particulière aux besoins des personnes autistes à l'intérieure de cette enveloppe.  

Ainsi, tout en reconnaissant les besoins le ministère de la Santé et de Services sociaux refuse de s'engager davantage pour que soit donné une priorité aux besoins des enfants autistes ou dysphasiques. Je vous invite à poursuivre vos démarches auprès des instances régionales, à qui revient la responsabilité d'affecter les ressources ert d'organiser les services pour répondre aux besoins de ces enfants et de leurs parents.

Je vous remercie de la confiance témoignée à l'endroit du Protecteur du citoyen et suis disponible pour recevoir toute autre plainte qui relève de sa compétence.

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes sentiments les plus distingués.